Extrait 14.1A

Par décret des Anges, par les mots des Saints, nous bannissons, écartons, maudissons et déclarons anathème Baruch de Espinoza […] avec toutes les malédictions écrites dans la Loi. Maudit soit-il le jour et maudit soit-il la nuit, maudit soit-il à son coucher et maudit soit-il à son lever, maudit soit-il en sortant et maudit soit-il en entrant. Et le Seigneur veuille ne pas lui pardonner et qu’ainsi s’abattent sur lui la foudre et le zèle du Seigneur […].

Et nous avertissons que personne ne peut lui parler oralement ou par écrit, ni lui consentir aucune faveur, ni rester sous le même toit que lui, ni lire de papier fait ou écrit par lui.

Sentence d’excommunication de Baruch de Espinoza, 1656.

Uma óptima página francesa sobre Espinosa.

La connaissance de l’union mentale avec
toute la Nature. C’est donc la fin à laquelle
je tends, à savoir acquérir une telle nature
et faire effort pour que beaucoup l’acquièrent avec moi.

SPINOZA

Spinoza est un philosophe des plus rigoureux et en même temps l’homme libre par excellence, qui ne donne à penser que pour libérer.

But de la philosophie

Je me décidai en fin de compte à rechercher s’il n’existait pas un bien véritable et qui pût se communiquer, quelque chose enfin dont la découverte et l’acquisition me procureraient pour l’éternité la jouissance d’une joie suprême et incessante.

Traité de l’amendement de l’Intellect §1.
Vérité

Qui a une idée vraie, sait en même temps qu’il a une idée vraie et ne peut douter de la vérité de la chose.

(Qui veram habet ideam, simul scit se veram habere ideam, nec de rei veritate potest dubitare).
Ethique
II, prop. 43

Vie

L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.

(Homo liber de nullâ re minùs, quam de morte cogitat, & ejus sapientia non mortis, sed vitae meditatio est).
Ethique IV, prop. 67.

Connaissance

Le bien suprême du Mental est la connaissance de Dieu ; et la vertu suprême du Mental est de connaître Dieu.

(Summum Mentis bonum est Dei cognitio, et summa Mentis virtus Deum cognoscere).
Éthique
IV, prop. 28.

Le Mental humain a une connaissance adéquate de l’essence éternelle et infinie de Dieu.

(Mens humana adaequatam habet cognitionem aeternae, & infinitae essentiae Dei).
Ethique II, prop. 47.

Dieu

Par Dieu, j’entends un étant absolument infini, c’est-à-dire une substance consistant en une infinité d’attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie.

Ethique I, définition VI.

La volonté de Dieu, cet asile de l’ignorance.

Ethique I, Appendice.

Notre Mental est une partie de l’intellect infini de Dieu en tant qu’il perçoit les choses véritablement.

(Mens nostra quatenus res vere percipit, pars est infiniti Dei intellectus.)
Éthique
II, scolie de la prop. 43.

Le Mental humain a une connaissance adéquate de l’essence éternelle et infinie de Dieu.

(Mens humana adaequatam habet cognitionem aeternae, & infinitae essentiae Dei).
Ethique
II, prop. 47.

Le bien suprême du Mental est la connaissance de Dieu ; et la vertu suprême du Mental est de connaître Dieu.

(Summum Mentis bonum est Dei cognitio, et summa Mentis virtus Deum cognoscere).
Éthique
IV, prop. 28.

Dieu, en tant qu’il s’aime lui-même, aime aussi les hommes, et par conséquent l’amour de Dieu pour les hommes et l’amour intellectuel des hommes pour Dieu ne sont qu’une seule et même chose.

Ethique V, corollaire de la prop. 36.


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